006 - Me And My Big Mouth
avril 11, 2008 par thebestplace
Février. Je passe devant le grand jury et un demi amphi de ma graaande école de marketing pour présenter surement le pire sujet ever : « peoplisation et presse TV ». Voila que je me dis que je vais quand même tenter de rendre ça intéressant et vivant. Donc j’y vais relaxe, cool, calme, détendu. Sauf qu’en face le visage de mes professeurs se liquéfie au fur et à mesure de mon intervention orale. Mme M s’étouffe avec son indignation. Mr A m’intime l’ordre de me calmer. Je bafouille tout en perdant le fil de mes notes. C’est mon registre de langage qui pose problème. J’essaie de redresser le truc, de sauver ce qui peut l’être. Arrive une page de chiffres, je déclare « Bon, ça c’est pas intéressant. On s’en branle ».
…
Oui, je sais oui.
…
Une semaine que mes résultats de partiels sont dispos. J’ai toujours pas appelé le secrétariat.

Je me considère comme quelqu’un de relativement instruit. Le genre d’homme qui peut déballer un vocabulaire désuet avec plaisir. Sauf que j’ai autant d’affection pour « Métempsychose » (Google est ton ami) que pour « Putain ». D’ailleurs dans la vie du quotidien, je ne m’en fiche jamais. Souvent je m’en fous, mais encore plus souvent je m’en branle ! J’aime les insultes, les gros mots, les trucs de ce genre. Je les aime d’un amour tout particulier rien que pour eux, avec une tendresse quasiment infinie. Pas pour la provoc’ ou par défaut de vocabulaire, juste pour la sonorité. Un juron ça vous rythme une phrase, ça surgit hors du papier, ça claque dans l’air à l’oral. Un « enculé de sa race » bien placé, ça vous sort de la monotonie à grand coups de latte dans les zoreilles mon bon monsieur ! D’ailleurs je ne suis pas sectaire : je jure dans tous les registres de langue. Mortecouille par exemple ! Bref, tout ça pour dire que sérieusement, ça me fais carrément chier qu’on prenne mes digressions de vulgarité pour une bassesse d’esprit. Car mon dictionnaire perso, je me le suis construit consciencieusement et avec minutie. Tout est choisi. Après effectivement force est de constater que mes dérapages linguistiques sont incontrôlables (pléonasme) si je ne fais pas attention ou que je suis un tant sois peu décontenancé (confère premier paragraphe). Et à ce niveau, ça peut poser problème.
Mais je crois qu’au fond, je ne veux pas me discipliner. Parce que mes gros mots, je les aime vraiment trop (rime involontaire de fin de soirée, désolé).

What Else ?
Allez, je suis sûr que vous aussi vous avez vos chouchous ! Faites moi rêver…
D’ailleurs demain ce sera la seconde et dernière partie de ma réflexion putassière. Sauf que ce sera en anglais. Fuck Yeah !
BONUS STAGE !!!
Une vidéo qui prouve deux choses :
- Il y a au moins une bonne scène dans Matrix Reloaded (Si si !!!)
- Lambert Wilson a peut être foutu sa carrière US aux chiottes avec ce film, mais ça valait le coup.
Prem’s, bordel!
Alors là mon BenReilly, ton verbe acide et ton aisance littéraire ne font plus aucun doute. Les plus grands ont manié les gros mots avec poésie et humour. Je pense à Coluche, Desproges et Brassens, à tant d’autres encore. La grossierté peut être lourde mais je l’aime aussi. Elle donne la vie, elle rythme, elle interpelle. Elle fait partie de notre langage, utilisons-la(avec subtilité et habileté j’entends, pas comme d’autres qui y voient une facilité, un raccourci pour faire mal ou se donner de l’importance).
Bref, belles lignes, beau plaidoyer, j’adhère…
Ca déchire un vagin cet article. *reste dans le sujet*
J’suis d’accord avec toi, j’te soutiens ô/
Emmerdons les ô/
\ô/
\ô
*se fait chier*
Tout comme Thibault… et toi donc… je suis intimement convaincu que les gros mot sont salvateurs !!
Et ce dans n’importe quelle langue, même si personnellement j’éprouve une certaine affection envers les mots anglais et les mots désuets de la langue française morbleu !
Tout ça pour dire que si ton prof n’est pas foutu de reconnaitre dans tes digressions langagière l’instruction qui te caractérise, alors cet homme est un connard fini !
D’ailleurs les gens qui Thibault cite, Michel, George et Pierre, étaient parmi les gens les plus “fin” de leur époque et pourtant, un putain ne les a jamais mis en danger.
Putain de toi va !
Oh ! Et moi, j’ai grave kiffé Matrix Reloaded et je t’emmerde ! ^^
Putain ! ^^
*suis pas inspirée aujourd’hui… fucking sorry*
haaaaa, voilà un sujet qui demande grande réflexion, effectivement l’utilisation des gros mots peuvent etre salvateur et ponctué une phrase comme aucun autres mots. Mais il faut comprendre et prendre en compte aussi le coté cul coincé de ce qu’on appelera l administration bien pensante d’une civilisation nombriliste qui ne s’exclame que par le bien pensant et l’auto masturbation intellectuelle…je sais ca fait long comme titre mais ca a au moins le mérite d etre clair…quoi qu’on en dise.
Comme les gens et toi meme les ont sité, les anciens grande se sont permis des choses a une epoque ou quandon y reflechis le monde/la France/Saint amand les mines etaient en pleines”restructuration” de son epoque…mai 68 et tout ce qui en as découlé.
Mais on as oublié toutes ses choses et on est parti depuis 20 ans dans une uniformation totale, que ca soit du cerveau ou de notre mode de vie.
les gros mots sont vraiment, en ce moment, les seules vestiges qu’il nous restent pour “resister” a l opression intelllectuel des tecknoneuneu et des nouveau penseur amoureux de leurs propres reflets.
voilà : putain, merde, chiotte, enculé, salopard, fils de chien, enculé (deux fois mais parceque il le veux bien) etc etc.
pardonnez mon monologue, encore plus si vous n’avez pas tout compris mais en tant que dessinateur j’ai pas toutes neuronnes operationnel…mais je me comprend…et matt aussi HAHA
Thibault –> On les zaura un jour ! Viva la revolucion !!!
BluuG –> Bosse au lieu de t’ennuyer. ^^
Etioun –> Putain de toi aussi ! Et c’est pas ta faute pour Matrix Reloaded, tu viens de Roanne après tout (idée de scénar “bienvenue a roanne”).
Emel –> Spas grave c’est le weekend, c’est relâche.
Gary –> o_O
Tain superbement écrit et argumenté ton commentaire ! Je suis sur le cul !
Tudieu Ben, l’inquiétude me gagne. Dans un premier temps, les points communs que je nous trouvais au fil de tes articles m’ont amusé. Mais plus nous avançons dans ta thérapie par l’écriture et plus ces similitudes s’accumulent et m’angoissent.
Encore quelques articles aux ressemblances trop troublantes, et je n’aurai plus qu’à retirer ton blog de mes favoris afin d’éviter un dérapage schizophrénique.
Quoi qu’il en soit pour ma part, j’affectionne également certains mots vulgaires (au grand dam de ma môman, surtout lorsqu’ils sont prononcés à table). Ils ont parfois cette façon de trouver leur place dans une phrase, là où un “Mince alors”, un “petit sacripant” n’aurait pas la même force. Pour ma part, je reste dans un registre vulgaire classique, où “merde”, “putain” et “bordel” occupe une place prépondérante.
Une dernière chose pour cette soirée, jeune érudit. Tu aimes le beau langage, j’aime la belle écriture et la belle orthographe. On préfèrera “Métempsycose” à “Métempsychose”.
Bonsoir
J’adore vraiment le ton de ton (oh mon dieu verrais-je double!) écriture!!
Pour me prononcer sur le sujet je dois avouer que je trouve très jouissif le possession d’un vocabulaire complet, insultes et jurons compris!
Cependant gardons notre culture à notre avantage et utilisons là pour garantir notre amusement!! ne préférez-vous donc pas citer Lambert Wilson qu’un ” Ta mère la pute je vais te défoncer ta race!”
Quant à moi je me garde les insultes personnalisées comme ‘’sale hippy communiste”,” ’spèce de beatnik à poils roux” et ”grand cocker gothique sataniste”.
”Christ on a bike” constitue l’une de mes plus belles découvert je vous l’offre de bon cœur! [confere Mr Lewis prof d’anglais au lycée du Parc (véridique)